Pendant longtemps, j’ai vécu mes relations amoureuses en essayant d’occuper la place que je pensais devoir tenir en tant que femme. Je voulais aimer, construire une relation, partager une vie à deux. Mais avec le recul, j’ai compris que derrière ce désir se cachait aussi un besoin immense d’être aimée.
J’ai parfois accepté des situations qui me faisaient souffrir, des relations dans lesquelles je ne me sentais pas pleinement choisie, où je mettais mes propres besoins de côté par peur de perdre l’autre.
« Avec le recul, je réalise que j’ai longtemps eu plus peur de perdre l’autre que de me perdre moi-même. »
Et pourtant, je pensais sincèrement être amoureuse.
C’est au cours de l’une de ces relations, particulièrement douloureuse, que j’ai commencé à me poser des questions que je ne m’étais jamais réellement posées.
Pourquoi mes relations ne fonctionnaient-elles pas, alors que je désirais si profondément aimer et être aimée ? Pourquoi, malgré mes intentions sincères, retrouvais-je cette même souffrance ?
J’ai alors compris une chose : je ne pouvais pas changer l’autre. Mais je pouvais chercher à comprendre ce qui se jouait en moi.
C’est ainsi qu’a commencé mon cheminement personnel et spirituel. Un travail qui m’a progressivement amenée à revisiter mon histoire, mes blessures, mes croyances et les rôles que j’avais appris à jouer, parfois sans même en avoir conscience.
Au fil de ce cheminement, j’ai commencé à regarder cette relation autrement. À prendre conscience de ce que j’acceptais, de ce que je taisais et de la place que je m’accordais réellement.
J’ai longtemps espéré que les choses changeraient. Mais j’ai fini par comprendre que, malgré l’amour que je pouvais ressentir, je ne pouvais pas continuer à m’oublier dans cette relation.
J’ai alors pris la décision d’y mettre un terme.
« J’ai quitté cette relation lorsque la douleur d’y rester est devenue plus grande que celle de partir. »
Ce cheminement ne s’est pas arrêté avec cette séparation. Il se poursuit encore aujourd’hui.
Parce que je ne crois pas qu’il existe un moment où l’on peut se dire que l’on a tout compris de soi. La vie continue de nous confronter à nos contradictions, à nos peurs et à de nouvelles prises de conscience.
Et peut-être que mieux se connaître, ce n’est pas atteindre une version définitive de soi-même, mais apprendre, tout au long de sa vie, à se regarder avec davantage de lucidité et d’alignement.